Nous accueillerons 3 conférenciers durant le rassemblement. Voici une courte présentation de leurs parcours.
- Le Père Marc Rastoin, sj
Après avoir fini Sciences-Po, Marc Rastoin est entré chez les Jésuites en 1988. Durant sa formation, il a vécu trois ans en Afrique (Cameroun et Tchad), en Irlande et en Israël et a fait son doctorat à Rome tout en travaillant en paroisse. Ordonné prêtre en 1999, il enseigne depuis la Bible au Centre Sèvres à Paris, à Rome et dans d’autres lieux. Ses centres d’intérêt sont nombreux, le plus important étant l’histoire et la réalité vivante du Judaïsme. Il est aussi passionné par le cinéma ou les romans policiers. Ses thèmes de prédilection concernent aussi bien les rapports entre juifs et païens dans l’Église primitive que la dimension d’alliance dans le mariage chrétien.
Il entrera en dialogue avec nous sur le thème : qu’est-ce que la rencontre du Christ avec Saul de Tarse nous dit de la mission ?
- Mgr Emmanuel Lafont, Evêque de Cayenne (Guyane Française)

Parisien d’origine, Mgr Lafont rejoint Rome pour y suivre sa formation théologique ; il y achève sa licence à l’Institut Biblique Pontificale. En 1973, il est ordonné prêtre pour le diocèse de Tours ; il est alors nommé aumônier de collège et de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC). A partir de 1983, il est envoyé en Afrique du Sud comme prêtre fidei donum. Toujours engagé dans la JOC, il est aussi curé et professeur au séminaire.
De retour en France, il devient Directeur National des Œuvres Pontificales Missionnaires en 1996. Il est consacré évêque le 29 Août 2004.
- Nathalie et Dominique Arrighi, membres de la Communauté Vie Chrétienne (cvx)
« Nous sommes un couple ordinaire et cependant nous sommes conscients que le Seigneur nous appelle à inventer chaque jour avec lui un aujourd’hui extra-ordinaire. Notre intervention se situe donc du côté de la relecture et de l’action de grâce pour ce qui nous a été donné de vivre à deux, en famille et plus largement dans notre insertion sociale et communautaire, en reconnaissant la manière qu’a le Seigneur de rendre fructueux nos dons mais aussi de tirer du bien de notre faiblesse. »
La Louvesc et ses Saints
Lalouvesc est sans doute le lieu de Pèlerinage le plus important de toute l’Ardèche. D’innombrables pèlerins se pressent chaque année aux portes du village pour vénérer les deux Saints que sont St Jean-François Régis, venu en mission à Lalouvesc le 24 décembre 1640, et Sainte Thérèse Couderc, arrivée en 1826 et qui fonda la Congrégation des Soeurs du Cénacle.
- Saint Jean-François Régis
Jean-François Régis naît à Foncouverte (dans l’Aude), le 31 janvier 1597. Après ses études au Collège des Jésuites de Béziers, il entre au noviciat de la Compagnie de Jésus à Toulouse en 1616, où il est ordonné prêtre en mai 1631.
Mis à la disposition de l’évêque de Viviers (dans l’Ardèche), il réside à partir de 1634 au Puy-en-Velay dans la résidence du collège jésuite. Il y enseigne le catéchisme, aux enfants comme aux adultes. Ses exposés solides quoique simples de la foi chrétienne attiraient beaucoup de monde, religieux et laïcs, pauvres et gens aisés, parfois au nombre de 4.000 !
Il est un confesseur patient et bienveillant, invitant les pécheurs à la conversion. Pour faciliter leur changement de vie, il fonde une maison d’accueil pour les « filles perdues ", initiative qui lui attire beaucoup de critiques de la part des « biens pensant " et haines de la jeunesse de l’époque. Il œuvre de plus sans relâche à la réconciliation entre les personnes désunies.
Il se révèle aussi comme le « père des pauvres » : il visite les malades et les prisonniers, il groupe des dames pieuses pour déceler et secourir les misères cachées, il organise une soupe populaire et fonde une maison pour femmes prostituées repenties. Il obtient même la révocation d’un édit menaçant les dentellières de chômage. Il se dépense également sans compter aux missions de l’intérieur, dans une région ravagée par les guerres de religion. C’est pendant l’hiver qu’il parcourt les nombreux villages des montagnes du Vivarais et du Velay, afin de trouver les gens chez eux. Il fait route à pied, loge chez les paysans, prêche dans les églises et dans les chemins. Il est attentif aux besoins spirituels et matériels de tous.Il attire les populations par sa grande bonté et sa parole simple, devenant ainsi « l’apôtre du Vivarais ». En décembre 1640, il fait une retraite au Puy pendant 3 jours et dit : « J’ai interrompu mes missions pour me préparer à mourir ». La veille de Noël, il se rend dans la petite église de La Louvesc. Deux jours plus tard, il ne peut regagner le confessionnal tant la foule est dense. Il s’assoit près de l’autel et offre de nouveau le sacrement du pardon. Le 31 décembre, il s’exclame « Ah ! mon Frère, je vois Notre Seigneur et Notre Dame qui m’ouvrent le Paradis ». Puis expirant : « Seigneur, je remets mon âme entre tes mains ».
Enterré en cette petite église de La Louvesc, la dévotion populaire à l’égard du Père François-Régis commença le jour même de sa mort. Il est fait Bienheureux par l’Eglise en 1716, puis canonisé en 1737. Les reliques placées dans une châsse, sont offertes à la vénération des fidèles.
- Sainte Thérèse Couderc
Marie Victoire Thérèse Couderc est née le 1er février 1805, au Mas, hameau de la paroisse de Sablière, dans le diocèse de Viviers au sud de l’Ardèche. Très tôt, elle est attirée par la vie religieuse. Lors d’une mission à Sablière, elle confie au père Etienne Terme son désir d’être religieuse. Celui-ci l’envoie rejoindre à Aps le petit groupe de sœurs qu’il avait réunies pour s’occuper de l’éducation des petites filles.
En 1826, le père Etienne Terme, missionnaire diocésain invente une manière neuve de répondre aux besoins du temps et du lieu : une maison qui accueillerait les femmes pour les aider à vivre une démarche de prière lors de leur pèlerinage. Thérèse, avec deux autres soeurs, est alors envoyée à La Louvesc pour s’occuper de cette "Maison Saint Régis". Elle en devint supérieure, inaugure les journées de recueillement, et intervient de façon déterminante auprès du Père Terme pour faire de cette simple hospitalité un service apostolique orienté vers un approfondissement de la foi et une formation à la prière. Le père Terme ouvre alors les sœurs à l’expérience des Exercices Spirituels, pour elles-mêmes et pour celles à qui elles seront envoyées. La Congrégation de Notre Dame du Cénacle trouve ici son commencement.
La spiritualité de la communauté est ainsi née de la rencontre du mystère de Marie au Cénacle, du charisme des Fondateurs et de l’influence ignatienne. L’expérience spirituelle de Mère Thérèse exprimée dans le texte “ Se livrer” lui a donné une marque très particulière. Les Communautés apostoliques du Cénacle, à la suite de Thérèse Couderc croient “ à la présence transformante de l’Esprit-Saint dans le monde ” : quand l’Esprit de Jésus nous guide sans que nous ne lui opposions aucune réserve, il nous apprend à correspondre aux grâces offertes dans le sacrement. L’Eucharistie nous conduit à l’Esprit Saint, mais l’Esprit à son tour nous ramène au sacrifice sauveur offert au Père et préparant la Pentecôte. Dans un regard de foi et d’amour, nous apercevons la continuité spirituelle qui relie le sacrifice du Christ et l’effusion de l’Esprit Saint, le Cénacle du Jeudi-Saint et celui de la Pentecôte.
Le 4 novembre 1951, elle est déclarée Bienheureuse par le Pape Pie XII. Le 10 mai 1970, Paul VI l’inscrit au nombre des Saints.




